De la vigne et des hommes

Texte Valérie Penven  – Photos Jean-Marc Nobile

En cette période automnale qui suit les dernières vendanges, nous avons visité trois des plus petits domaines viticoles des Alpes-Maritimes. Du très exclusif Domaine de Barbossi au confidentiel Domaine de Vinceline à Bellet en passant par le site exceptionnel du clos Saint-Paul à Saint-Paul-de- Vence, ces terroirs aussi différents dans leur identité, typicité et viticulture sont tous travaillés avec amour.

Le Domaine de Vinceline , Un petit bellet 100 % bio

Rejoindre le plus petit domaine viticole des Alpes- Maritimes se mérite. Sur les collines de Bellet, au bout d’un chemin caillouteux, se cache le Domaine de Vinceline. Vincent et Céline Dauby sont installés ici depuis 2007. Pour avoir travaillé de nombreuses

années sur ce terroir, Vincent connaît bien la belle folle noire qui se cultive ici, à Bellet. En 2000, il achète une première parcelle et y plante du rolle. En 2005, une terre maraîchère se libère, Vincent y mettra du grenache et de la folle noire. Mais ce n’est qu’en 2007 que le couple se lance vraiment dans l’aventure. L’investissement est lourd : les vignes, la cave, le matériel, l’image… Il faut tout créer et le coût de l’installation s’élève à 400 000 euros. Aujourd’hui, comment se porte le jeune Domaine de Vinceline ? : « La récolte 2018 est bonne, notamment car nous avons bien géré les attaques de Mildiou, fréquentes cette année pluvieuse », raconte Vincent. Encore confidentiel, le domaine produit en moyenne 2 500 bouteilles réparties entre le blanc (60 %) et le rouge (40 %).

« Il est préférable de faire du rouge en bellet », précise le vigneron, qui a peu de terrain cultivable. Sur les deux hectares achetés, un seul est planté à cause de la configuration en pente et des talus. S’installer en agriculture sur le département n’est pas une sinécure. Céline aimerait bien travailler à plein temps sur le domaine, elle a d’ailleurs suivi des cours au lycée agricole en préparation d’un BPREA , mais c’est encore impossible. Elle doit soutenir la famille avec son salaire d’infirmière. Pourtant elle trouve encore le temps d’aider son mari sur la partie administrative et commerciale du métier et de concocter des confitures et des chutneys avec les figues de la propriété.

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